Les entreprises sont particulièrement exposées dans les enregistrements dans le nuage de données («cloud») ainsi que dans l’internet des objets. La thématique des cyberattaques devrait continuer de figurer parmi les principales préoccupations des entreprises suisses. «Le risque pour les sociétés d’être victimes de pirates informatiques augmentera encore largement cette année», a commenté Sonja Meindl, spécialiste

Les entreprises sont particulièrement exposées dans les enregistrements dans le nuage de données («cloud») ainsi que dans l’internet des objets.

La thématique des cyberattaques devrait continuer de figurer parmi les principales préoccupations des entreprises suisses. «Le risque pour les sociétés d’être victimes de pirates informatiques augmentera encore largement cette année», a commenté Sonja Meindl, spécialiste en cybersécurité au sein du développeur Check Point, lors d’une interview avec AWP Vidéo.

Certaines tendances exposent les entreprises à de plus grands risques d’attaques, notamment les enregistrements dans le nuage de données («cloud») ou l’internet des objets. Dans ce domaine, «les appareils sont la plupart du temps trop peu protégés et sont à la merci des pirates informatiques», a expliqué Mme Meindl.

Des études ont également démontré que les piratages informatiques sont considérés par les entreprises comme le plus gros risque. Ce qui est surprenant est que ces dernières investissent beaucoup d’argent pour se protéger, mais continuent de se considérer comme vulnérables, indique-t-elle.

Le secteur financier de plus en plus vulnérable

Deux types d’attaques sont avant tout à craindre: les logiciels de rançon, utilisés comme moyen de pression sur les entreprises par les hackers, et l’exploitation de la puissance de calcul des machines pour miner des cryptomonnaies telles que le bitcoin, explique Mme Meindl.

Pour le directeur de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), Mark Branson, il est nécessaire de créer un centre national de cyberdéfense pour se prémunir des attaques. Dans une interview au journal dominical Sonntagszeitung, il a estimé que «le secteur financier est de plus en plus connecté et donc de plus en plus vulnérable».

Aucune banque n’a jusqu’à présent été paralysée par une attaque ou a perdu des données en grande quantité, mais il ne faut pas pour autant se sentir en sécurité, a averti M. Branson. En outre, les cyberattaques ne sont pas seulement le fait de criminels, mais peuvent également venir de certains Etats ou de terroristes.