Lundi, c’était la journée nationale de prévention contre les cambriolages.

Depuis 2015, la Journée nationale de prévention contre les cambriolages a lieu le lundi qui suit le passage à l’heure d’hiver. Le choix de cette date ne doit rien au hasard, car dès ce jour-là la nuit tombe plus tôt et les cambrioleurs peuvent tenter de pénétrer dans les logements par effraction avant que les habitants des lieux rentrent chez eux. C’est pourquoi il est particulièrement important de signaler à la population à l’automne quels moyens existent pour se prémunir contre le cambriolage.

La Journée nationale de prévention contre les cambriolages est d’une grande utilité, quand bien même le nombre de cambriolages par effraction et de vols par introduction clandestine est actuellement en recul. Néanmoins, tous les jours, pas moins de 77 habitations en moyenne en Suisse sont l’objet d’une effraction et 23 d’un vol par introduction clandestine. En d’autres termes, chaque jour, des voleurs pénètrent dans un appartement ou dans une maison par une fenêtre ou par la porte, au rez-de-chaussée ou par la cave, en passant par la porte du balcon ou de la terrasse, et dérobent des biens. C’est une réalité quotidienne pour la police et les membres de l’association Sécurité et habitat Suisse.

Les cambriolages ne doivent pas être une fatalité. Un voleur veut agir le plus vite possible et le moindre élément perturbateur peut le dissuader.

Nos conseils

  • Fermez portes et fenêtres, y compris des pièces annexes (caves, garages, etc.) et même lorsque vous êtes chez vous

  • Mettez vos valeurs à l’abri

  • Simulez une présence lumière, radio et un peu de désordre…

  • Choisissez du matériel résistant

  • Protégez vos baies vitrées et fenêtres, en posant des verrous

  • Installez des détecteurs de mouvement sur toutes les façades qui enclenchent un éclairage

  • Faites poser au minimum une rosace sur le cylindre de votre porte, c’est une solution peu coûteuse

  • Transmettez rapidement toutes les informations utiles à la police (117)

La cible

Peu importe le mode opératoire, que ce soit par effraction ou par introduction clandestine, les cambrioleurs déterminent leurs cibles rapidement.

  • L’habitation donne-t-elle l’impression d’être occupée?

  • Est-ce que les voies d’introduction sont cachées des passants ?

  • Y a-t-il des signes de système d’alarme ?

  • Y a-t-il des signes de négligence ou d’usure (portes, fenêtres, serrures de mauvaise qualité, ouvertes ou nécessitant des réparations) ?

Le cambrioleur recherche la facilité, la rapidité et la discrétion. Les possibilités de fuite (transports publics, grands axes, voies de communications) jouent également un rôle important.

Les conseils visent à dissuader les cambrioleurs. Si le risque zéro n’existe pas, vous pouvez le réduire par des réflexes simples et sans forcément recourir à des moyens sophistiqués ou onéreux tels que la vidéosurveillance ou les alarmes électroniques. L’objectif étant de décourager le cambrioleur et de le dissuader d’agir.

Hiérarchiser les moyens de protection

Il existe trois échelons de protection contre les cambriolages. Il est important de mettre en place avant tout des mesures organisationnelles, puis mécaniques et enfin, si besoin, électroniques. Cette pyramide des moyens tient également compte des aspects économiques.

1) Mesures organisationnelles (les plus simples)

N’oubliez pas de mettre vos valeurs à l’abri. elle doivent être hors du parcours habituel du voleur (chambre à coucher, salle de bains, salon)

Mesures organisationnelles

2) Mesures mécaniques entravant l’accès aux propriétés

Les cambrioleurs réalisent leurs forfaits en quelques minutes. S’ils constatent que plus de temps leur est nécessaire, ils renonceront.

Mesures techniques

3) Mesures électroniques

Les alarmes électroniques par exemple, dans le canton de Vaud, supposent que leur propriétaire dispose des moyens permettant de répondre à l’obligation réglementaire de la «levée du doute». En d’autres termes, avant que la police n’intervienne, une personne (le locataire/propriétaire ou une centrale professionnelle) doit avoir vérifié que l’avertisseur s’est enclenché à bon escient.

Pour se protéger, il n’est pas nécessaire de transformer sa maison en bunker, mais il faut mettre en place quelques mesures élémentaires.

Source: Votrepolice.ch