La police vaudoise est équipée et entraînée afin de réagir face à l’usage illicite de drones. Depuis la fin octobre 2018, elle dispose de pistolets lanceurs de filets. Et pour compléter son équipement, elle a passé commande d’un dispositif brouilleur de signal GPS. Reprenant une réponse du Conseil d’Etat devant le Grand Conseil, le quotidien«24

La police vaudoise est équipée et entraînée afin de réagir face à l’usage illicite de drones. Depuis la fin octobre 2018, elle dispose de pistolets lanceurs de filets. Et pour compléter son équipement, elle a passé commande d’un dispositif brouilleur de signal GPS.

Reprenant une réponse du Conseil d’Etat devant le Grand Conseil, le quotidien«24 heures» indique que les pistolets sont efficaces jusqu’à une distance de 40 à 45 mètres environ contre des drones en vol stationnaire. Ces «armes» sont utilisées par des agents spécialement formés, mobilisables en tout temps. Le gouvernement évoque la possibilité de les engager en cas de manifestation, notamment.

Quant au brouilleur, il doit être homologué par l’Office fédéral de la communication. Cet équipement agit sur la transmission du signal GPS, de la télécommande et des images vidéo. Face à de telles perturbations, les drones sont en principe programmés pour se poser ou pour regagner leur point de départ, précise le Conseil d’Etat. Le brouilleur, qui est déjà utilisé par la police bernoise, a une portée d’un kilomètre environ.

Dans sa réponse, le gouvernement ajoute que les prisons du canton disposent de leurs propres équipements anti-drones. L’Aéroport de Genève est également menacé, sachant qu’en décembre le trafic à l’aéroport de Londres-Gatwick avait été perturbé durant deux jours par des survols de drones. Interrogé par Keystone-ATS, Genève Aéroport a indiqué qu’il étudiait des solutions techniques avec la police et Skyguide pour faire face à une telle situation.